Les nouvelles archéologiques de décembre 2016

Toutes les découvertes et nouvelles archéologiques de décembre 2016, en bref.

01.12.2016. La dernière villa d’Auguste se trouve-t-elle sur les pentes du Vésuve ?

Des archéologues italiens et japonais qui fouillent une villa du IIe siècle de notre ère à Starza della Regina, sur les pentes du Vésuve, pensent qu’il pourrait s’agir du site de la dernière villa d’Auguste (né en -63 et mort en 14), neveu de César et premier empereur de Rome.

Les fouilles menées depuis 14 ans ont dégagé environ 2500 m², mettant dernièrement à jour un immense réservoir de 30 mètres sur 10 et, sous les ruines les plus récentes, ceux plus ancien d’une magnifique villa patricienne antérieure à la destruction de Pompéi en 79.

01.12.2016. Un billet de la dynastie Ming découvert dans une statuette.

Des experts d’art australiens ont eu la surprise de trouver un billet de banque très rare remontant à la dynastie Ming dans une ancienne sculpture de bois qui devait être vendue aux enchères. Les caractères du billet montrent qu’il a été émis sous le règne de Zhu Yuanzhang, le premier empereur de la dynastie Ming en 1371 et avertissent les contrefacteurs qu’ils risquent la décapitation.

Le billet était caché dans une sculpture représentant un « luohan », figure religieuse du bouddhisme chinois, qui devait autrefois se trouver dans un temple public ou familial. Il pourrait s’agir d’une offrande votive, alors que la sculpture avait déjà de 30 à 50 ans. Des offrandes de papier, de grains de riz et de pierre semi-précieuse était souvent scellé dans les bases des anciennes figurines chinoises, mais il est peu courant d’y trouver un billet de monnaie de grande valeur. Rare sont aussi les exemplaires de billets de cette époque parvenus jusqu’à nous : fréquemment manipulés, la plupart a disparu. Cette découverte rappelle l’avancée de la société chinoise de l’époque ; à titre de comparaison, les premiers billets de banque européens datent de la moitié du XVIIe siècle et ne se généralisent souvent que durant le XIXe.

05.12.2016. Le paludisme sévissait déjà dans l’empire romain.

Les analyses de restes humains vieux de 2000 ans et provenant de la péninsule italienne a confirmé la présence de la malaria (ou paludisme) dans l’empire romain, mettant un terme à un long débat quant à sa prévalence dans les sociétés anciennes. Les analyses génétiques ont mis en lumière l’existence de Plasmodium falciparum (une des formes du parasite responsable de la malaria) dans les dents de corps enterrés dans trois cimetières italiens du Ier au IIIe siècle de notre ère.

Les chercheurs considèrent que le paludisme, transmis par les moustiques, devait être un pathogène important à l’époque romaine et un grand facteur de mortalité. Aujourd’hui, Plasmodium falciparum reste la forme la plus virulente et se trouve notamment en Afrique subsaharienne, tandis que la malaria fait encore aujourd’hui 450000 morts par an, en majorité des enfants de moins de 5 ans.

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