Un temple romain plus vaste que Notre-Dame découvert en Italie

Falerii Novi n’est pas un site illustre. Cette ancienne ville romaine fortifiée, située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Rome, et abandonnée depuis le XIe siècle, réservait pourtant une surprise de taille : un temple gigantesque pour une cité de second ordre.

Une cité de la période républicaine.

A l’origine cité étrusque située à quelques kilomètres, elle est soumise par Rome, mais se révolte en -241. Vaincus, ses habitants sont déplacés vers un emplacement moins facile à défendre : Falerii novi.

La Porta di Giove, un vestige de Falerii Novi.

Le site, qui restait d’ampleur modeste durant la période républicaine, puisqu’il n’abritait qu’environ 2500 habitants au IVe et IIIe siècle avant notre ère, est cependant intéressant pour les archéologues car il permet d’appréhender l’organisation et le développement d’une ville romaine à cette époque.

La cité survit jusqu’au Moyen-Âge, avant d’être complètement abandonnée au cours du XIe siècle. Depuis les années 1990, il a fait l’objet de fouilles et d’études, notamment dans le cadre du Projet de la Vallée du Tibre, qui étudie l’urbanisation romaine de cette zone.

Un temple plus grand que Notre-Dame de Paris.

Les restes d’un théâtre, d’une basilique (lieu civil, sans connotation religieuse à l’époque) et d’une grande porte défensive ont ainsi déjà été retrouvés. Une étude géophysique avait aussi révélé l’existence d’entrepôts, de boutiques, de places de marchés, de temples et d’un forum.

Or l’université de Cambridge, qui poursuit les recherches en utilisant un radar à résonance magnétique – fixé sur un quad – capable d’atteindre des profondeurs importantes, a réalisé une découverte étonnante : un temple romain gigantesque, comparable en dimensions à Notre-Dame.

Ce temple avait des rangées de colonnes sur trois de ses côtés, et couvrirait une surface d’environ 120 mètres sur 60, soit trois fois plus importante que celle du Parthénon. Un édifice imposant pour une cité de second ordre, ce qui pose des questions, pour l’instant sans réponse, quant aux raisons de son édification.

 

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