Pompéi : les plus récentes découvertes archéologiques sur le site

La ville romaine de Pompéi ensevelie par l’éruption du Vésuve de -79 constitue l’un des sites archéologiques les plus fascinants et les mieux préservés du monde. Fouillé depuis le XVIIIe siècle, il a livré des découvertes incroyables et continue régulièrement de révéler ses secrets – un bon tiers de la ville antique reste encore à dégager.

 

Une demeure de la Regio V livre ses secrets.

La Regio V de Pompéi est une zone du nord de la ville antique de Pompéi, assez peu explorée, qui fait à l’heure actuelle l’objet de travaux de consolidation et de maintenance. A l’occasion de ces opérations visant à sécuriser les vestiges existant ont eu lieu une série de découvertes archéologiques dans une importante domus, qui pourrait avoir appartenu à un riche marchand.

Octobre 2019. Cinq squelettes exhumés dans la chambre à coucher.

squelettes-humains-pompei-regio-vC’est une découverte un peu macabre, mais assez commune pour les archéologues travaillant à Pompéi. Dans la chambre à coucher de la maison ont été dégagés les restes de cinq personnes. Il s’agit probablement de deux femmes et de trois enfants.

Ce sont peut-être des habitants de la maison qui ont décidé de ne pas prendre la fuite et ont cherché à s’abriter de la pluie de cendre et de pierres volcaniques à l’intérieur. Dans une tentative désespérée, ils auraient cherché refuge dans la chambre alors que les matériaux expulsés par le volcan ensevelissaient progressivement la demeure.

Au début des années 2000, plus de 1100 corps avaient été retrouvés à Pompéi. Il est cependant difficile d’évaluer le nombre totale de victimes de l’éruption dans une ville qui comptait environ 11000 habitants en -79.

 

Novembre 2019. Une fresque représentant les amours de Zeus et de Léda dégagée dans la chambre.

fresque-romaine-pompei-leda-cygneRemarquablement préservée, la fresque retrouvée dans la chambre à coucher dépeint une scène qui se retrouve relativement fréquemment dans les décorations de Pompéi comme d’Herculanum : les amours du dieu Zeus et de la reine de Sparte Léda. Cette épisode mythologique était assez célèbre dans l’antiquité : le dieu, déguisé en cygne, séduit la reine. De leur union naissent plusieurs enfants, dont la légendaire belle Hellène, héroïne de la guerre de Troie.

L’artiste semble d’ailleurs s’être inspiré d’une statue du IVe siècle avant notre ère du sculpteur grec Timothéos. Le choix d’une scène représentant un mythe érotique est évidemment en adéquation avec l’utilisation de cette pièce comme chambre.

Les chercheurs envisagent de retirer cette fresque pour la présenter ailleurs au public, la conservation des vestiges in situ se révélant délicate à Pompéi, dont le site souffre des précipitations, d’un manque d’entretien et du tourisme de masse.

 

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