Pyramides et tumulus : tour du monde des plus grands temples et monuments funéraires

Qu’elles aient étaient des lieux de culte, des monuments funéraires, ou une association des deux, les pyramides et les tumulus se retrouvent dans de très nombreuses cultures, sous des formes différentes, des Amériques à l’Asie en passant par l’Europe et l’Afrique. Leur importance symbolique est indéniable, et les archéologues ne sont pas en reste pour faire parler ces constructions. Partons pour un tour du monde des plus importantes et impressionnantes de ces constructions encore visibles aujourd’hui.


Les pyramides d’Egypte, tombeaux des pharaons.

Les pyramides de Guizeh.

Impossible de ne pas commencer ce tour du monde par le continent africain et l’Egypte, où se trouvent les plus célèbres des pyramides. Considérées comme une des merveilles du monde par les Grecs de l’Antiquité, les pyramides de Guizeh, édifiés il y a plus de 5000 ans par les pharaons de la IIIe dynastie Chéops, Képhren et Mykérinos, sont sans aucun doute les pyramides les plus célèbres du monde. Celle de Chéops, la plus haute, atteint aujourd’hui encore 137 mètres (pour 146,58 à l’origine), demeurant pendant des millénaires l’édifice le plus haut bâti de main d’homme. Réalisé pour servir de tombeaux aux pharaons, ces pyramides étaient associés à des temples funéraires et constituaient le cœur d’une gigantesque nécropole, abritant les pyramides plus petites des épouses royales, ainsi que les tombes de centaines de nobles et de hauts dignitaires. Ces trois pyramides se situent sur le plateau de Guizeh, aujourd’hui dans la banlieue du Caire, et proche dans l’antiquité de Memphis, la capitale de la Basse-Egypte.

Si les pyramides de Guizeh constituent l’apothéose des pyramides égyptiennes, il en existe cependant de nombreux autres exemples qui témoignent des expériences et de l’évolution architecturale qui a conduit à la réalisation de ces gigantesques monuments, dont la construction a lieu principalement durant l’Ancien et le Moyen Empire. De Saqqarah à Dashour ou à Licht, les pharaons de nombreuses dynasties en font élever, avant que d’autres formes de monuments funéraires n’apparaissent progressivement.

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Les pyramides des pharaons noirs à Méroé (Soudan).

Pyramides de Méroé au Soudan, tombeaux des pharaons noirs
Pyramides de Méroé au Soudan, tombeaux des pharaons noirs. Trois d’entre elles ont été reconstruites.

Près de leur capitale, Méroé, les célèbres pharaons noirs font eux aussi édifier des pyramides pour leur servir de tombeau. En tout, une cinquantaine sont ainsi élevées. Clairement inspirées de l’architecture égyptienne, elles présentent cependant une conception originale et sont élevées beaucoup plus tardivement, entre -720 et -300. Aujourd’hui, le site de Méroé constitue l’un des principaux sites archéologiques du Soudan.

Comme en Egypte, Méroé n’est cependant pas le seul site archéologique à abriter des pyramides. Plusieurs autres anciennes capitales ou villes importantes ont également accueilli des sépultures royales.


Les mausolées royaux de Numidie et de Maurétanie (Algérie).

Le mausolée royal de Maurétanie est un tumulus de pierre d’environ 80000 m3. Il mesure 60,9 mètres de diamètre et 32,4 mètres de hauteur, et comporte une partie cylindrique ornée sur son périmètre de 60 colonnes surmontées de chapiteaux ioniques supportant une corniche. Si l’influence hellénistique sur l’architecture du monument est claire, ses caractéristiques principales sont cependant bien locales. La date de construction et la fonction du monument sont sujettes à débat. Certains chercheurs pensent qu’il s’agit du mausolée royal construit par le roi Juba II (-25 à 23) et de son épouse, la reine Cléopâtre Séléné (fille de la célèbre Cléopâtre). Pour d’autres, il remonterait au Ier ou IIe siècle avant notre ère, avant la domination romaine.

Un autre mausolée royal numide, appelé le Medracen, se trouve aussi à Boumia en Algérie. Il remonte au IIIème siècle avant notre ère, a un diamtère de 59 mètres pour 18,5 mètre de haut, édifié en pierres de taille.


Les tumuli wolofs du Sénégal.

Tumulus dit de Wago Fall, près de Mackbé au Sénégal.

Des milliers de monticules de terre se trouvent dans la vallée du fleuve Sénégal et ont été construits par le peuple Wolof, l’un des plus grands groupes ethniques du Sénégal, au XIIIe siècle. Ces tumuli recouvraient les tombes de dirigeants Wolof et de membres de l’élite. Les monticules ont été construits en utilisant une combinaison de terre, de pierre et d’autres matériaux.

Les plus grands Tumuli Wolof se trouvent dans la ville de Ndioum, située dans la région de Saint-Louis du Sénégal. Le plus grand de ces monticules mesure environ 50 mètres de diamètre et 15 mètres de hauteur, ce qui en fait l’une des plus grandes structures anciennes de la région. D’autres tumuli remarquables se trouvent dans les villes de Diawara et de Mboumba, dans la région de Thiès.


Les ziggurats de Mésopotamie (Irak, Iran).

Le croissant fertile, avec les fleuves du Tigre et de l’Euphrate, voit la naissance des premières cités et de l’écriture avec les Sumériens. Ceux-ci édifient les premiers temples monumentaux à leurs dieux, dont le cœur sont les ziggurats : une pyramide à terrasses pourvue d’une rampe d’accès monumentale, au sommet de laquelle se trouve le sanctuaire de la divinité vénérée. Des ziggurats aux proportions colossales marquaient les grandes villes sumériennes, puis des civilisations qui prennent leur suite : Babylone, Elam, Assyrie etc. Aujourd’hui souvent réduites à l’état de ruines, elles témoignent encore du gigantisme de leurs proportions originelles.

Reconstitution possible de la ziggurat du temple de Marduk à Babylone, qui aurait inspiré l’histoire de la tour de Babel dans la Bible.

Les stupas bouddhistes d’Inde et d’Asie du sud-est.

La grande stupa de Sanchi, en Inde.

La grande stupa de Sanchi, un des premiers monuments bouddhistes, fut élevée une première fois sous les Mauryas au IIIe siècle avant notre ère avant de trouver sa forme actuelle vers le Ier siècle avant notre ère. Elle mesure 37 mètres de diamètre et 17 mètres de haut, et était spécialement conçue pour accueillir des reliques de Bouddha. Les stupas, un monument architectural bouddhiste, se retrouvent à toutes les époques et dans toutes dimensions de l’Inde au Viet-Nam et de la Thaïlande à la Chine, en passant par l’Himalaya et l’Afghanistan.


Les pyramides de Xi’An, tombeaux des empereurs chinois.

Vue aérienne ancienne du gigantesque tumulus surmontant la tombe du premier empereur de Chine.

Le mausolée du premier empereur de Chine, Qin Shi Huang, élevé de -246 à -208, constitue l’un des plus grand tumulus du monde, recouvrant la tombe proprement dite. Gigantesque colline artificielle, il a la forme d’une pyramide tronquée et a été réalisée en terre. Il atteint 76 mètres de haut. L’enceinte du mausolée lui-même comprenait une partie intérieure d’une circonférence de 2,5 km, et une partie extérieure d’une circonférence de 6,3 km. Dans cette enceinte ont été retrouvées les soldats de la fameuse armée de terre cuite dans les années 70.

Le gigantisme de ces travaux aurait été une cause de la chute de la dynastie de Qin Shi Huang. Cependant, le tumulus du premier empereur n’est pas la seule pyramide chinoise. Autour de Xi’An, l’ancienne capitale des Hans, se trouvent des centaines de tumulus, certes plus modestes, mais atteignant souvent plusieurs dizaines de mètres, réalisées pour les empereurs postérieurs, leur famille et l’aristocratie de l’époque.

Par ailleurs, ce type de mausolée demeure tout au long de l’histoire chinoise, et les nécropoles impériales d’autres villes comptent elles aussi de grandes tumulus abritant les tombes des empereurs.


Les tombes de Mozu et les kofuns du Japon.

Vue aérienne du Daisenryo Kofun, considéré comme la tombe de l’empereur Nintoku, aurait été construits en 20 ans au milieu du Ve siècle. Situé à Sakai, Osaka, son tumulus mesure environ 500 m sur 300 en son point le plus large, et s’élève jusqu’à 35 mètres au-dessus du terrain environnant.

Plus de 160000 Kofuns se trouveraient au Japon. Les kofuns sont des tumuli mégalithiques, construits au Japon au cours des périodes Kofuns, entre le Ve et le VIIe siècle de notre ère. C’était des tombes destinées aux personnages les plus importants, en premier lieu les empereurs. Elles se trouvaient sous les tumuli, qui avaient le plus souvent la forme de trous de serrures, ou bien encore de cercles ou de rectangles. Il existe plusieurs grands ensembles de kofunguns. Celui de Mozu abrite le Daisenryo Kofun, le plus important du Japon. A l’origine, le site comptait plus de 100 kofuns, mais une bonne moitié a été détruite par l’urbanisation.


Les kourgans des steppes.

Kourgans de Semirechye, sud-est du Kazakhstan.

Les kourgans (ou kourganes) sont des tumulus funéraires construits par les Scythes, une ancienne civilisation nomade qui a prospéré dans les steppes eurasiennes entre le VIIIe siècle avant notre ère et le IIIe siècle après notre ère. Ces tumulus sont des monticules de terre surélevés, comprenant parfois aussi des couches de pierres, qui ont été construits pour abriter les tombes des chefs et des nobles scythes, ainsi que des membres de leur famille.

On trouve des kourganes depuis l’Asie centrale (Kazakhstan, Uzbekistan, Russie) jusqu’en Europe de l’est, et notamment en Ukraine dans la région du Donbass, où les Scythes ont régné pendant plusieurs siècles et où se trouvent quelques uns des plus grands kourgans connus. Ainsi, le kourgan royal de Melitopol est considéré comme le plus grand tumulus funéraire de la civilisation scythe. Il mesure près de 21 mètres de haut et plus de 70 mètres de diamètre.

D’autres kourgans célèbres sont celui de Solokha près de Zaporijjia, qui mesure environ 17 mètres de haut et 70 mètres de diamètre, ainsi que le kourgan de la princesse de Solokha, qui mesure environ 8 mètres de haut et 60 mètres de diamètre.


Les tombes scythes et thraces.

Les tumulus thraces en Bulgarie sont des monuments funéraires anciens qui remontent à l’époque thrace, une ancienne civilisation qui a prospéré dans les Balkans entre le Ve siècle avant notre ère et le IIe siècle après notre ère. Ces tumulus sont des monticules artificiels qui ont été construits pour abriter les tombes des nobles et des chefs thraces, et sont souvent décorés avec des sculptures et des fresques. Les tombes elles-mêmes contiennent des trésors tels que des armes, des bijoux et des objets rituels, ainsi que des restes humains et des offrandes funéraires. L’un des tumulus les plus célèbres est celui de Svechtari, qui a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de leur valeur culturelle et historique exceptionnelle. Parmi les tumulus thraces en Bulgarie, le plus grand est le tumulus de Golyamata Mogila, qui se trouve près de la ville de Shipka. Ce tumulus mesure environ 100 mètres de diamètre et 13 mètres de hauteur. Il est considéré comme l’un des plus grands tumulus en Europe, et comparable par ses dimensions aux tombes macédoniennes de Grèce du Nord. D’autres tumulus thraces importants en termes de taille sont le tumulus de Sveshtari, qui mesure environ 70 mètres de diamètre et 12 mètres de hauteur, et le tumulus de Kazanlak, qui mesure environ 80 mètres de diamètre et 12,5 mètres de hauteur. Ces deux tumulus sont également connus pour leurs peintures murales et leurs sculptures de haute qualité, qui représentent des scènes de la vie quotidienne et des divinités thraces.


Les tombes macédoniennes d’Aigai et Amphipolis (Grèce)

Les grandes mottes funéraires élevées par les rois macédoniens dans le nord de la Grèce sont elles aussi impressionnantes. L’ensemble le plus connu est le site archéologique d’Aigai, près de Vergina. Il abrite les tombeaux de plusieurs membres de la famille royale macédonienne, et notamment de Philippe II, le père d’Alexandre le Grand. Le Grand tumulus, qui mesure 110 mètres de diamètre et atteignait une hauteur de 12,5 mètres, comprend ainsi plusieurs petites tombes, dont celle de Philippe II.

En 2012, une découverte archéologique majeure est réalisée sur un autre site de Grèce du nord, Amphipolis. Les archéologues se rendent compte qu’une éminence est en fait un gigantesque tumulus, plus grand encore que le Grand Tumulus d’Aigai, mesurant plus d’une centaine de mètres de diamètre et dont la hauteur originelle devait être de 25 mètres. En 2014, ils pénétrent dans la chambre mortuaire. L’ensemble funéraire, daté du dernier quart du IVe siècle avant notre ère, pourrait être celle d’un grand noble macédonien, comme Héphaestion, compagnon d’Alexandre ou encore d’un diadoque comme Antipater, Cassandre ou Antigone, ou bien encore d’un membre de la famille d’Alexandre, les Argéades, comme sa mère Olympias, son demi-frère Philippe III ou son épouse Roxane.


La pyramide de Cestus à Rome

Et oui, Rome aussi a sa pyramide. A l’époque d’Auguste, alors que l’Egypte devient une province romaine, la forme pyramidale devient populaire pour les monuments funéraires, et plusieurs tombes pyramidales, s’élevant entre 30 et 50 mètres de hauteur, sont construites à cette époque. Directement inspirées par les tombeaux pharaoniques, elles s’en distinguent cependant car leur angle est plus marqué au sommet. L’une des plus importantes, la pyramide du Vatican (ou Meta Romuli, car elle passait pour être le tombeau de Romulus) mesurait entre 30 et 50 mètres. Ellle fut définitivement détruite en 1498 sur l’ordre du pape Alexandre VI pour ouvrir une nouvelle voie connectant le Vatican au pont traversant le Tibre.

La pyramide édifiée pour Caïus Cestius entre -18 et -12, est donc le seul monument de ce type encore en élévation à Rome. De proportions bien moindres que les pyramides de Gizeh, elle mesure tout de même 36,4 mètres de haut pour une base de 29,5 mètres de large. Au IIIe siècle de notre ère, Rome se fortifie : la pyramide est alors incluse dans le mur d’Aurélien.


Cahokia et les tertres de la civilisation du Mississippi (Etats-Unis)

Le « Monks Mound », tertre des moines, la structure la plus importante de Cahokia.

La culture Mississippienne se développe à l’est du fleuve Mississippi et s’étend sur une vaste zone aujourd’hui entièrement située sur le territoire des Etats-Unis. Elle existe entre le IXe et le XVIIe siècle mais connaît son apogée vers le XIIe siècle. A cette époque, Cahokia, la cité la plus remarquable de cette civilisation, couvrait 1600 hectares, comptait 120 tumulus et temples et probablement entre 15 et 30000 habitants et le plus grand foyer de peuplement préhispanique d’Amérique du Nord hors Mexique. La cité est cependant abandonnée dès le XIIIe siècle, avant l’arrivée des Européens. Si les vestiges d’autres tertres et pyramides de cette culture sont présents dans des sites secondaires, Cahokia frappe aujourd’hui encore les esprits par son ampleur.


Les pyramides de Teotihuacan et des anciennes civilisations des hautes terres mexicaines.

Pyramide de la lune de Teotihuacan, l’une des deux structures majeures du site avec la pyramide du soleil.

Teotihuacan est une ancienne ville mésoaméricaine située dans le bassin de Mexico, près de la ville actuelle de Mexico. La ville a été fondée vers 200 av. J.-C. et est devenue l’une des plus grandes et des plus influentes villes de la région vers 400 ap. J.-C., avec une population d’environ 100 000 personnes.

La civilisation de Teotihuacan est connue pour son architecture impressionnante, notamment ses pyramides. La plus célèbre de ces pyramides est la pyramide du Soleil, qui mesure 65 mètres de haut et est la troisième plus grande pyramide du monde. La pyramide de la Lune, une autre pyramide importante de Teotihuacan, mesure 42 mètres de haut.

Bien que beaucoup de choses sur la civilisation de Teotihuacan restent un mystère, les archéologues ont découvert des preuves d’une société hautement organisée et complexe, avec une ingénierie sophistiquée, des réseaux commerciaux et des pratiques religieuses. La disposition et l’architecture de la ville suggèrent une société hautement planifiée et symbolique, les pyramides servant de sites religieux et cérémoniels importants.

La civilisation de Teotihuacan a décliné au 7ème ou 8ème siècle ap. J.-C., et la ville a été largement abandonnée au 8ème siècle. Malgré son déclin, l’héritage de Teotihuacan vit à travers les nombreuses structures et artefacts impressionnants qui ont été découverts par les archéologues, fournissant une précieuse vision de la vie et des croyances de cette civilisation fascinante.

La pyramide de Cholula est le plus grand complexe cultuel des Amériques préhispaniques, construite en quatre étapes à partir du IIIe siècle avant et jusqu’au IXe siècle de notre ère. Il était probablement dédicacé au dieu Quetzalcoatl. Sa base était de 450 mètres de côté et sa hauteur de 66 mètres. Son volume total estimé à plus de 4,4 millions de mètres cubes est largement supérieur à celui de la pyramide de Khéops (2,5 millions de mètres cubes) et plus comparable au mausolée du premier empereur de Chine, avec une base de 350 mètres de côté, ou au tumulus des moines de Cahokia. A l’époque coloniale, une église fut construite au sommet du monument qui, repris par la végétation, ressemble à une gigantesque colline naturelle. Les explorations archéologiques n’ont commencé qu’au XXe siècle.

De nombreuses pyramides importantes sont aussi visibles dans les hautes terres mexicaines, réalisées par les civilisations qui s’y sont succédées ou y ont cohabité, notamment les Olmèques, les Toltèques, les Zapotèques ou enfin les Aztèques, dont les pyramides majeures, celles de leur capitale Tenochtitlan, ont été presque toutes détruites par les Espagnols.


Tikal, Chichen Itza, Calakmul: des centaines de pyramides mayas perdues dans la jungle.

Le centre cérémoniel de Tikal au Guatémala.

La civilisation maya, qui s’est épanouie dans les actuels Mexique, Belize, Guatemala et Honduras, est peut-être la civilisation préhispanique la plus connue. Encore largement mystérieuse et fantasmée, cette civilisation a produit une architecture originale, dont l’une des caractéristiques, partagées avec d’autres cultures amérindiennes, est la construction d’impressionnantes pyramides utilisées à des fins diverses. Elles marquaient les centres cérémoniels des centaines de cités mayas réparties dans la jungle de l’Amérique centrale, et avaient des fins diverses, et parfois multiples. Elles pouvaient en effet servir de temples, de tombeaux aux souverains, et de point central pour les cérémonies religieuses et les rituels. Les premières pyramides, simples et relativement modestes, sont construites durant la période préclassique (-400 à 250), mais c’est principalement durant la période classique (250-900) que les pyramides les plus grandes et les plus impressionnantes sont construites.

Parmi les plus significatives léguées par les Mayas, on peut citer la pyramide de Kukulcan à Chichen Itza (El Castillo) dont la base mesure 55,5 mètres et culmine à 30 mètres, ce qui reste assez modeste en comparaison d’autres pyramides mayas. Elle synthétise toutefois les architectures toltèque et maya et constitue l’un des monuments les plus emblématiques de cette civilisation. Une autre pyramide emblématique est le temple des inscriptions, à Palenque, car elle abrite la tombe du souverain Pakal le Grand, dont la découverte a été un des grands moments de l’archéologie du XXe siècle. Les pyramides de Tikal sont beaucoup plus hautes : le temple V atteint ainsi 57 mètres. Mais la pyramide maya la plus haute est probablement celle d’El Mirador, qui atteindrait 72 mètres de hauteur.

Les Mayas ont laissé des centaines de pyramides, dont de nombreuses sont encore perdues sous la végétation de la jungle d’Amérique centrale.


Les pyramides de Caral, la plus vieille cité des Amériques.

Et ce tour du monde des pyramides ne pouvait finir que par un site exceptionnel : Caral, au Pérou, et son antique civilisation. La présence de plateformes de cultes et de pyramides est aussi attesté dans les anciennes civilisations des Andes, mais la ville de Caral est considérée comme la plus ancienne du continent américain. A ce titre, les ruines de ses pyramides comptent parmi les plus remarquables d’Amérique du Sud.


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