Pompéi : les plus récentes découvertes archéologiques sur le site

La ville romaine de Pompéi ensevelie par l’éruption du Vésuve de -79 constitue l’un des sites archéologiques les plus fascinants et les mieux préservés du monde. Il constitue une véritable bulle temporelle, livrant un aperçu unique sur la vie quotidienne des Romains deux mille ans auparavant. Fouillé depuis le XVIIIe siècle, son incroyable état de préservation permet encore aujourd’hui aux archéologues d’y faire des découvertes spectaculaires et de continuer de percer ses secrets : un bon tiers de la ville antique reste encore à dégager.

Même si l’un des grands défis de Pompéi aujourd’hui est la préservation de ses ruines, menacées par le temps et le tourisme de masse, les fouilles ont aussi reprises, notamment dans une zone du nord de la cité antique, assez peu explorée, la Regio V. Des travaux de consolidation et de maintenance, accompagnés de fouilles, y sont en cours.


Un thermopolium, genre de fast-food antique, livre ses secrets aux archéologues.

Décembre 2020.

Situé dans la Regio V, le comptoir de ce restaurant était décoré de belles fresques, dont certaines représentaient des animaux présents au menu. Car l’une des découvertes remarquables faites lors des recherches reste celle des résidus des repas servis : canards, poissons, porc et escargots, entre autre, étaient au menu !

Lisez l’intégralité de l’article à ce sujet ici.


Deux victimes de l’éruption retrouvées dans les faubourgs nord de Pompéi.

Novembre 2020.

Les restes de deux hommes, probablement maître et esclave, ont été retrouvés par les archéologues dans un édifice situé à environ 700 mètres à l’extérieur des remparts de Pompéi. Les deux victimes ont survécu au début de l’éruption, mais ont trouvé la mort le lendemain, lorsqu’une nuée ardente a envahi la zone.

Selon la pratique couramment utilisée à Pompéi, du plâtre a été injecté dans la cavité laissée vite suite à la décomposition des corps enfermés sous leur chape de cendres, permettant de réaliser des moulages saisissants témoignant de la tragédie survenue il y a deux mille ans.


Des chevaux harnachés dans la villa d’un officier.

Décembre 2019.

Les archéologues travaillent à dégager les vestiges d’une villa située à la périphérie de la cité. Luxueuse et offrant de ses terrasses des vues sur la baie de Naples et l’île de Capri, la villa avait été fouillée au début du XIXe siècle, puis de nouveau enfouie par la suite pour préservation. D’après les chercheurs, elle aurait appartenu à l’époque de l’éruption du Vésuve à un officier militaire de haut rang, peut-être un général.

Dans ses étables, les archéologues viennent de mettre à jour les restes de trois ou quatre chevaux. L’un d’entre eux était harnaché et une selle a été retrouvée. Peut-être avaient-ils été préparé pour permettre une fuite plus rapide des habitants de la maison, mais ils auraient été tués par les centres volcaniques ou par les vapeurs bouillantes émises par le volcan.


Une riche demeure romaine de la Regio V livre ses secrets

D’après les chercheurs qui travaillent sur le site, l’importante domus pourrait avoir appartenu à un riche marchand.

>> Novembre 2018. Une fresque représentant les amours de Zeus et de Léda dégagée dans la chambre.

fresque-romaine-pompei-leda-cygneRemarquablement préservée, la fresque retrouvée dans la chambre à coucher dépeint une scène qui se retrouve relativement fréquemment dans les décorations de Pompéi comme d’Herculanum : les amours du dieu Zeus et de la reine de Sparte Léda. Cette épisode mythologique était assez célèbre dans l’antiquité : le dieu, déguisé en cygne, séduit la reine. De leur union naissent plusieurs enfants, dont la légendaire belle Hellène, héroïne de la guerre de Troie.

L’artiste semble d’ailleurs s’être inspiré d’une statue du IVe siècle avant notre ère du sculpteur grec Timothéos. Le choix d’une scène représentant un mythe érotique est évidemment en adéquation avec l’utilisation de cette pièce comme chambre.

Les chercheurs envisagent de retirer cette fresque pour la présenter ailleurs au public, la conservation des vestiges in situ se révélant délicate à Pompéi, car le site souffre des intempéries, d’un manque d’entretien chronique et du tourisme de masse.

>> Octobre 2018. Cinq squelettes exhumés dans la chambre à coucher.

squelettes-humains-pompei-regio-vC’est une découverte un peu macabre, mais assez commune pour les archéologues travaillant à Pompéi. Dans la chambre à coucher de la maison ont été dégagés les restes de cinq personnes. Il s’agit probablement de deux femmes et de trois enfants.

Ce sont peut-être des habitants de la maison qui ont décidé de ne pas prendre la fuite et ont cherché à s’abriter de la pluie de cendre et de pierres volcaniques à l’intérieur. Dans une tentative désespérée, ils auraient cherché refuge dans la chambre alors que les matériaux expulsés par le volcan ensevelissaient progressivement la demeure.

Au début des années 2000, plus de 1100 corps avaient été retrouvés à Pompéi. Il est cependant difficile d’évaluer le nombre totale de victimes de l’éruption dans une ville qui comptait environ 11000 habitants en -79.


Une exceptionnelle rue bordée de balcons dans la Regio V.

Mai 2018.

balcon fresques site archéologique Pompéi

Lors de l’éruption de 79, Pompéi est enfouie sous près de six mètres de cendres et de matériaux volcaniques. Ce poids énorme a entraîné l’effondrement des toitures et des planchers, et il est exceptionnel de retrouver des étages intactes. C’est pourquoi la découverte de maisons conservant encore trois  balcons  de la Regio V est particulièrement significative, au point que les chercheur ont baptisé la rue où ils ont été retrouvés « Vicolo dei Balconi », l’allée des balcons.

Quasiment intacts, ils présentent des peintures de style pompéien, à décors géométriques, ou avec des fleurs et des animaux. Sur l’un d’eux se trouvaient même des amphores, probablement laissées à l’extérieur pour sécher au soleil…

>>  Lisez l’article complet ici !


Retour vers la page d’accueil