Tombe d’un scribe royal vieille de 3000 ans découverte à Louxor

Les nécropoles thébaines, face à la ville moderne de Louxor, réservent encore bien des richesses dans leurs sous-sols. Près de la Vallée des Rois, la tombe d’un scribe royal, richement décorée et vieille de plus de 3000 ans, a ainsi été mise à jour par une équipe d’archéologues japonais.

Thèbes, une des capitales de l’Egypte antique

Si Thèbes ne fut pas toujours la capitale des pharaons, disputant selon les dynasties ce titre à d’autres villes parmi lesquelles Memphis, Pi-Ramsès ou Tanis, elle n’en fut pas moins l’une des principales cités de l’Egypte antique. La ville des vivants, organisée autour des temples de Louxor et de Karnak, siège du puissant clergé d’Amon, s’étendait à l’est du Nil.

A l’ouest se trouvaient les nécropoles, parmi lesquelles figurent les célèbres Vallée des Rois et Vallée des Reines, où se firent enterrés les souverains du Nouvel Empire, ainsi que de nombreux temples funéraires. Mais les nécropoles abritent de nombreuses autres tombes d’officiels ou de notables.

Vue aérienne de la nécropole thébaine et localisation d’El-Khokha (cercle rouge) où a été découverte la tombe. Crédits : Steve F-E-Cameron.

Comme beaucoup d’autres vestiges anciens, ces nécropoles ont été recouvertes par des habitations modernes. Cependant il y a quelques années, les autorités égyptiennes ont déplacé les habitants des villes de Sheikh Abd el Qurna et d’El-Khokha et fait détruire leurs maisons, permettant l’exploration des tombes sur lesquelles elles avaient été édifiées.

La découverte d’une tombe inconnue

C’est une équipe d’archéologues de l’université japonais de Waseda menée par Jiro Kondo qui a découvert la tombe inconnue d’un scribe en retirant les débris de la tombe d’Userhat, dans la partie de la nécropole se trouvant à El-Khokha. Userhat était l' »intendant des appartements privés du roi » Amenhotep III, souverain de la XVIIIe dynastie à laquelle appartiennent également Akhénaton et Toutânkhamon.

Or, dans l’avant-cour de sa tombe, les archéologues ont découvert un trou, qui conduisait à une tombe jusqu’alors inconnue des experts.

La sépulture d’un scribe royal

La tombe, en forme de T, comporte des inscriptions qui nous renseignent sur son possesseur, dénommé Khonsu et décrit comme un « scribe très renommé ». Ce personnage, qui vivait sous la XIXe dynastie, marquée par les règnes des Ramsès, vivait vers 1200 avant notre ère.

Des babouins adorant Rê, représenté sur sa barque sacrée. Crédits : université de Waseda.

La tombe est richement décorée. L’une des parois à l’entrée dépeint quatre babouins priant le dieu Rê. D’autres images montrent Khonsu et son épouse vénérant les dieux Osiris et Isis – qui sont aussi représentés sur une autre paroi – ainsi que deux divinités à tête de bélier, probablement Khnoum et Knoum-Rê. Le plafond est également décoré, mais de figures géométriques, dont certaines ressemblent à des damiers.

Représentation de Khonsu et de son épouse. Crédits : université de Waseda.

Cette découverte, fascinante à plus d’un titre, réserve encore des surprises puisqu’à l’heure actuelle la chambre intérieure est bloquée par un amas de pierres. Il est donc probable que les archéologues mettront bientôt à jour d’autres décorations murales. Une affaire à suivre…

 

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