Découverte archéologiqueRome antique

Splendides mosaïques dégagées dans les ruines d’un gymnase romain en Turquie

Les ruines d’un ancien gymnase d’époque romaine appartenant à la cité antique de Loadicée la Brûlée ont été découvertes dans la petite ville de Ladik, près de Konya, en Turquie. Cette trouvaille est significative, car peu de vestiges de cette cité fondée à l’époque hellénistique sont parvenus jusqu’à nous.

De splendides mosaïques.

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Le site des fouilles, à Ladik.

La découverte a eu lieu après le dépôt d’un permis de construire sur un terrain privé à Ladik. Le propriétaire avait contacté le directorat du musée local pour savoir si le site était protégé. Or son terrain se situait dans une zone archéologique sensible et des fouilles ont été lancés sur une surface de 373 m².

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Détail de l’inscription de la mosaïque en grec.

En dix jours, l’équipe a découvert les vestiges d’un édifice identifié comme un gymnase, des bases de colonnes et des colonnes, mais surtout de splendides mosaïques à motifs géométriques, comportant une inscription en grec – la langue vernaculaire en Turquie et dans toute la partie orientale de l’empire romain.

Devant l’ampleur de la découverte, les autorités envisagent de protéger le site et d’assurer qu’il soit ouvert aux visiteurs après la fin des fouilles, qui devraient se poursuivre jusqu’au printemps.

Laodicée la brûlée.

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Bronze représentant Séleucos Ier, musée de Naples.

Cette cité faisait partie des cinq villes fondées par le roi séleucide Séleucos Ier Nicator (-305 à -281),  à avoir reçu le nom de Laodicée, en l’honneur de sa mère Laodice. Son qualificatif de « brûlée » n’est pas véritablement expliqué. L’explication la plus probable est sans doute qu’un incendie ait ravagé la ville au cours de son histoire, dont le souvenir ait été assez marquant pour que lui soit attribué un tel surnom.

A l’époque romaine, l’empereur Claude restaura la cité, qui reçut alors le nom de Claudiolaodicea. Comme la plupart des villes anatoliennes, elle déclina au VIIe siècle, puis fut mise à sac en 770 par une armée arabe et sa population fut déportée.

Laodicée la Brûlée ne doit pas être confondue avec Laodicée du Lycos, située à environ 300 km plus à l’ouest. Cette dernière cité a joué un rôle historique plus important, et ses vestiges sont aujourd’hui encore bien conservés. Le site est d’ailleurs inscrit sur la liste indicative de l’UNESCO.

Les vestiges de Laodicée la Brûlée sont quant à eux assez peu préservés. Même si les voyageurs du XIXe siècle avaient noté la fréquence d’éléments antiques, il ne subsiste aujourd’hui de l’antique cité aucune ruine spectaculaire. Les fouilles de ce gymnase et de sa mosaïque constitue ainsi une découverte exceptionnelle pour les habitants de Ladik, et permettra aussi d’en savoir davantage sur l’ancienne Laodicée.

 

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