Découverte de tombes de la Basse-Epoque à Assouan

Les autorités égyptiennes ont annoncé la découverte de plusieurs tombes à Assouan, livrant notamment des momies et posant de nombreuses questions aux chercheurs.

Assouan dans l’antiquité.

La ville moderne, rendue célèbre par la construction de son barrage dans les années 70, a une très longue histoire et ses alentours sont riches en vestiges archéologiques. Durant l’époque antique, la zone était riche en carrières, où étaient taillés de nombreux obélisques expédiés ensuite en aval.

Sur l’île d’Elephantine se trouvait la ville pharaonique et ses sanctuaires. En face, sur la rive ouest du Nil, se trouvaient ses nécropoles. La principale, Qubbet el-Haza (la colline du vent en arabe) compte de très nombreuses tombes, dont certaines présentent une riche décoration. Le site est toujours explorée à l’heure actuelle et livre régulièrement des découvertes spectaculaires, comme celle en 2017 d’une tombe intacte du Moyen-Empire d’un membre de la famille des gouverneurs d’Elephantine sous la XIIe dynastie.

Mais cette fois, c’est à environ un kilomètre au sud, près du mausolée de l’Aga Khan, que de nouvelles découvertes ont été faites.

Une tombe collective de la Basse-Epoque.

Un ensemble de quatre tombes vieilles de 2500 ans a été retrouvé. Cette datation correspond à ce que les égyptologues appellent la Basse-Epoque, qui s’étend de la réunification de l’Egypte en -712 à l’arrivée des Macédoniens en -332. C’est une période à la fois troublée, puisque la vallée du Nil tombe à plusieurs reprises sous le contrôle de puissances étrangères, mais aussi prospère et créative.

La découverte la plus remarquable est celle d’une tombe où les inhumations semblent avoir été réalisées de façon désordonnées, ce qui laisse penser qu’il s’agissait d’une sépulture collective. Parmi les momies retrouvées, une se distingue par son état de préservation remarquable. Drapée dans des bandelettes de lin, elle se trouvait placée dans un sarcophage de grès au couvercle anthropomorphe. Celui-ci ne portait cependant aucune inscription qui permette d’en identifier le propriétaire.

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Couvercle du sarcophage anthropomorphe.

Un matériel funéraire fragmentaire.

Dans les trois autres tombes, les archéologues ont retrouvé des restes de sarcophages en argile. Certains morceaux comportent des peintures, d’autres des inscriptions hiéroglyphiques qui laissent l’espoir d’identifier certains des occupants de ces tombes. La tête en grès d’un personnage, lui aussi à l’heure actuelle non-identifié, a également été retrouvée.

Toutes les tombes, y compris la tombe collective, contenaient aussi des restes d’amulettes en faïence. Certaines avaient la forme de divinités, comme Anubis, dieu à tête de chacal associé aux rituels funéraires.

 

 

L’analyse des inscriptions, du matériel retrouvé et des momies permettra peut-être d’en savoir plus sur les occupants de ces tombes et leur place dans la société de l’époque.

 

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