La civilisation de Tartessos : histoire, art et grands sites d’un royaume disparu
Un roi qui aurait vécu cent vingt ans. Des montagnes d’argent. Un port au bout du monde connu. Voilà ce que les Grecs racontaient de Tartessos. Hérodote lui-même en parle avec des accents d’émerveillement. Puis, au VIe siècle avant notre ère, plus rien. Le nom disparaît des sources. Le royaume s’efface de l’Histoire.
Pendant des siècles, Tartessos est restée une légende, parfois même confondue avec l’Atlantide. Depuis cent ans, l’archéologie la fait sortir de terre. Trésors d’orfèvrerie, sanctuaires monumentaux, écriture mystérieuse : la première grande civilisation de la péninsule Ibérique reprend corps, fouille après fouille. Ce dossier vous donne les repères essentiels pour la comprendre.
Qu’est-ce que la civilisation de Tartessos ?
Tartessos (Tarteso en espagnol) désigne la culture protohistorique qui s’est épanouie dans le sud-ouest de la péninsule Ibérique, entre le IXe et le VIe siècle avant notre ère environ. Son cœur : la basse vallée du Guadalquivir et la région de Huelva, avec des prolongements vers l’Estrémadure et le sud du Portugal.
Elle est née de la rencontre entre les populations locales de la fin de l’âge du Bronze et les navigateurs phéniciens, installés sur les côtes à partir du IXe siècle avant notre ère. De cet échange sont sortis une écriture, un art orientalisant raffiné et un commerce de l’argent qui a fait sa renommée jusqu’en Grèce. Tartessos décline brutalement au VIe siècle avant notre ère, pour des raisons encore débattues.
Aux origines de Tartessos : le Bronze final et l’arrivée des Phéniciens
Tout commence par une rencontre. À la fin de l’âge du Bronze, le sud-ouest ibérique est peuplé de communautés d’agriculteurs, d’éleveurs et de métallurgistes. Elles dressent des stèles gravées de guerriers, de chars et de boucliers, et contrôlent des ressources considérables : cuivre et argent de la ceinture pyriteuse ibérique, dont les fameuses mines du Rio Tinto, or des rivières, étain venu des routes atlantiques.
Puis les Phéniciens arrivent. À partir du IXe siècle avant notre ère, ces marchands venus de Tyr et des cités du Levant fondent des comptoirs sur les côtes andalouses : Gadir (Cadix), considérée comme l’une des plus anciennes villes d’Europe occidentale, mais aussi des établissements à Huelva ou à Malaga. Ils cherchent des métaux, l’argent avant tout. Ils apportent en échange le tour de potier, l’huile, le vin, l’alphabet, de nouvelles divinités et des objets de luxe orientaux. Nous consacrerons prochainement un article de fond à la civilisation phénicienne.
De ce contact naît Tartessos. Les élites locales adoptent les usages, les techniques et les images venus d’Orient, sans cesser d’être elles-mêmes. Les archéologues parlent de « période orientalisante ». Ni colonie phénicienne, ni simple culture indigène : une civilisation hybride, la première de ce rang dans la péninsule Ibérique.
L’apogée : quand l’argent de Tartessos éblouissait les Grecs
Aux VIIe et VIe siècles avant notre ère, Tartessos est au sommet. Les fours de la région de Huelva traitent le minerai à grande échelle. Les scories s’accumulent par milliers de tonnes. L’argent tartessien circule dans toute la Méditerranée et fait la fortune des intermédiaires phéniciens.
Les Grecs finissent par venir voir. Hérodote raconte l’histoire du Samien Colaios qui, dérouté par les vents au-delà des colonnes d’Héraclès, aborde « à Tartessos » et en revient avec une cargaison d’une valeur fabuleuse. Il décrit surtout le roi Argantonios, souverain de Tartessos, qui aurait régné quatre-vingts ans et vécu cent vingt ans. Le vieux roi accueille les marins grecs de Phocée avec largesse. Il les invite à s’installer sur ses terres et, devant leur refus, leur offre de quoi financer les remparts de leur cité d’Asie Mineure.
La légende embellit sans doute. Mais elle dit une réalité : au VIe siècle avant notre ère, Tartessos est perçue par les Grecs comme un royaume opulent, hospitalier et fabuleusement riche en métal. Certains chercheurs rapprochent d’ailleurs Tartessos de la Tarshish de la Bible, destination des flottes du roi Salomon chargées d’argent. L’identification reste une hypothèse discutée.
Cette prospérité transforme les paysages. Les villages de cabanes rondes du Bronze final cèdent la place à des maisons rectangulaires en pierre et en brique crue, alignées le long de rues. Des agglomérations fortifiées contrôlent les routes du métal, comme Tejada la Vieja, dans la province de Huelva. Sur les hauteurs de Carmona ou de Setefilla, dans la vallée du Guadalquivir, de véritables centres proto-urbains émergent. L’agriculture suit le même mouvement : la vigne et l’olivier, introduits par les Phéniciens, s’installent durablement dans le sud ibérique. C’est aussi cela, l’héritage de Tartessos.

La disparition de Tartessos : une fin brutale et toujours mystérieuse
Puis le rideau tombe. Dans la seconde moitié du VIe siècle avant notre ère, les signes de crise se multiplient. Des sites sont abandonnés ou détruits, la production d’argent s’effondre, le nom même de Tartessos disparaît des sources grecques. Que s’est-il passé ? Aucune explication ne fait l’unanimité, et les hypothèses se combinent probablement.
La piste économique d’abord. Au VIe siècle avant notre ère, Tyr, la métropole phénicienne, tombe sous la coupe de Babylone après un long siège. Le grand circuit de l’argent oriental se désorganise. Privée de son principal débouché, l’économie minière tartessienne aurait périclité.
La piste géopolitique ensuite. Vers 537 avant notre ère, la bataille d’Alalia, au large de la Corse, consacre la montée en puissance de Carthage face aux Grecs de Phocée, les alliés commerciaux de Tartessos. Une intervention carthaginoise directe contre Tartessos a longtemps été avancée. Elle ne s’appuie sur aucune preuve archéologique solide, mais le basculement du commerce occidental au profit de Carthage est, lui, bien réel.

D’autres pistes complètent le tableau : tensions internes entre élites, épuisement relatif des filons les plus accessibles, et même catastrophes naturelles. Des chercheurs ont relevé des indices de séismes et de possibles tsunamis dans le golfe de Cadix. Aucun scénario unique, donc, mais un faisceau de crises. Une partie de la population et des élites se replie alors vers l’intérieur des terres, dans la vallée du Guadiana. C’est là, en Estrémadure, que la culture tartessienne connaît son dernier éclat aux Ve et IVe siècles avant notre ère, avec des sites comme Cancho Roano et Casas del Turuñuelo.
Organisation sociale et politique : rois, aristocrates et gens du métal
Comment Tartessos était-elle gouvernée ? Les sources écrites ne livrent que des silhouettes. Les auteurs anciens parlent de rois. Argantonios est le seul dont l’existence soit plausible, même si sa longévité relève du conte. Avant lui, la tradition rapportée par Justin cite des souverains purement légendaires : Gargoris, inventeur de l’apiculture, et son petit-fils Habis, héros civilisateur qui aurait donné ses lois au pays et introduit l’attelage des bœufs. Le mythe grec y ajoute Gérion, le géant aux trois corps dont Héraclès vola les troupeaux, que les Anciens situaient volontiers dans la région.
L’archéologie parle un langage plus sûr. Elle révèle une société fortement hiérarchisée. Au sommet, une aristocratie enrichie par le commerce des métaux. Elle se fait enterrer sous des tumulus avec un mobilier de prestige : bijoux d’or, bronzes orientaux, ivoires, œufs d’autruche décorés. Les nécropoles de Setefilla, près de Séville, ou de Medellín, sur le Guadiana, en donnent la mesure. Cette élite contrôle aussi des lieux de pouvoir monumentaux, à la fois résidences, sanctuaires et centres économiques, dont Cancho Roano et le Turuñuelo sont les exemples les mieux conservés.
En dessous, tout un monde au travail : mineurs du Rio Tinto, métallurgistes, potiers formés au tour, orfèvres virtuoses, agriculteurs et éleveurs, marins et muletiers des routes de l’argent. Les échanges avec les Phéniciens ont sans doute renforcé les inégalités : ceux qui contrôlaient l’accès au métal et aux biens de prestige orientaux ont converti cette position en pouvoir politique. Un fonctionnement en chefferies ou en petits royaumes regroupés autour de grands centres, plutôt qu’un État centralisé unique, semble aujourd’hui l’hypothèse la plus partagée.
Un rituel semble avoir cimenté ce pouvoir : le banquet. À Cancho Roano comme au Turuñuelo, la vaisselle de bronze, les broches à rôtir, les amphores de vin et les restes de festins abondent. Réunir sa communauté autour de la viande et du vin, redistribuer les richesses, sceller des alliances : la table était un instrument politique. Jusqu’au bout, d’ailleurs. Les deux sites ont été condamnés à l’issue d’un ultime banquet cérémoniel, suivi de sacrifices massifs d’animaux.

L’art tartessien : orfèvrerie éblouissante et écriture indéchiffrée
L’art de Tartessos est d’abord un art du métal. Son sommet : l’orfèvrerie. Le trésor d’El Carambolo, découvert en 1958 près de Séville, en est l’emblème. Ses 21 pièces d’or, près de trois kilogrammes, mêlent formes locales et techniques orientales : pectoraux en forme de peau de taureau, plaques ajourées, bracelets massifs. Le trésor d’Aliseda, mis au jour en 1920 dans la province de Cáceres, avec son diadème et sa ceinture d’or aux griffons, ou celui d’Ébora, près de Sanlúcar de Barrameda, complètent ce panorama éclatant.
Le bronze n’est pas en reste : brûle-parfums, cruches et braseros à usage rituel, harnachements, figurines de divinités comme le célèbre bronze Carriazo, qui figure une déesse aux oiseaux assimilée à Astarté. L’ivoire sculpté, les céramiques peintes et les œufs d’autruche gravés témoignent du même répertoire orientalisant : palmettes, lotus, griffons, lions et sphinx venus du Levant, réinterprétés par des ateliers locaux.
La religion tartessienne porte la même double empreinte. Les élites adoptent des divinités phéniciennes, Astarté et Melqart en tête, probablement assimilées à des figures locales. Les sanctuaires livrent des autels en forme de peau de taureau étendue, motif récurrent qui traverse toute la culture tartessienne, d’El Carambolo au Turuñuelo.
Reste l’énigme la plus frustrante : l’écriture. Tartessos a laissé la plus ancienne écriture de la péninsule Ibérique, dite « du Sud-Ouest » ou tartessienne, dérivée de l’alphabet phénicien. Une centaine de stèles gravées, surtout dans le sud du Portugal, en conservent des textes. On sait à peu près lire les signes. On ne comprend pas la langue. Aucune pierre de Rosette tartessienne n’a encore été trouvée, même si la plaque d’ardoise gravée d’un abécédaire découverte à Guareña a récemment relancé les études.
La redécouverte de Tartessos par les archéologues
Longtemps, Tartessos n’a existé que dans les textes : quelques lignes d’Hérodote, des échos chez Strabon ou Pline, le poème tardif d’Aviénus. Au début du XXe siècle, l’archéologue allemand Adolf Schulten en fait sa quête. Persuadé que Tartessos est une ville, une sorte d’Atlantide ibérique, il la cherche dans les années 1920 dans les dunes de Doñana, à l’embouchure du Guadalquivir, avec l’archéologue franco-britannique George Bonsor. Il publie un livre retentissant, fouille, et ne trouve pour l’essentiel que des vestiges romains. L’échec nourrira pourtant durablement la fascination.
Le vrai tournant survient par hasard. Le 30 septembre 1958, des ouvriers agrandissant un local de tir aux pigeons sur la colline d’El Carambolo, face à Séville, mettent au jour le trésor d’or. L’émotion est immense : Tartessos sort du mythe. Dans la foulée, l’archéologue Juan de Mata Carriazo fouille le site et définit les premiers repères matériels de la culture tartessienne, comme sa céramique caractéristique.
À partir de 1978, Juan Maluquer de Motes dégage Cancho Roano, en Estrémadure : un édifice monumental intact, brûlé et scellé à la fin du Ve siècle avant notre ère. Dans les années 1980, la nécropole de Medellín, étudiée par Martín Almagro-Gorbea, éclaire le monde funéraire du Guadiana. Depuis 2015, les fouilles de Casas del Turuñuelo, menées par Esther Rodríguez et Sebastián Celestino dans le cadre du projet « Construyendo Tarteso », enchaînent les découvertes spectaculaires et ont replacé Tartessos dans l’actualité mondiale. La recherche a aussi changé d’échelle : prospections géophysiques, archéozoologie, analyses isotopiques des métaux. Tartessos n’est plus une chimère, c’est un chantier scientifique.
Les grands sites archéologiques de la civilisation de Tartessos
Huelva, le grand port de l’argent
À l’estuaire commun du Tinto et de l’Odiel, la Huelva actuelle recouvre ce qui fut sans doute le principal centre portuaire et métallurgique tartessien. Les fouilles urbaines y ont livré des quantités remarquables de céramiques phéniciennes et grecques, parmi les plus anciennes de la péninsule, ainsi que des ateliers de traitement de l’argent. Beaucoup de chercheurs y voient le cœur historique de Tartessos, à défaut de sa capitale mythique.
El Carambolo (Camas, Séville)
La colline du trésor. Les fouilles menées après 1958, puis au début des années 2000, ont réinterprété le site : sous les niveaux tartessiens est apparu un sanctuaire de type phénicien, avec autel en peau de taureau, que beaucoup attribuent au culte d’Astarté. Le trésor d’or lui-même pourrait avoir été la parure de prêtres ou de statues divines. Il est conservé au Musée archéologique de Séville.
Cancho Roano (Zalamea de la Serena, Badajoz)
Le site tartessien le mieux conservé et le premier à avoir été fouillé en extension. Sous son tumulus, un édifice orienté au levant, entouré d’un fossé, superposant trois constructions successives. Sanctuaire, palais, centre de redistribution : il fut sans doute tout cela à la fois. Vers 400 avant notre ère, il a été incendié, condamné et enseveli volontairement, après de grandes cérémonies. Le site se visite, avec son centre d’interprétation.
Casas del Turuñuelo (Guareña, Badajoz)
La star actuelle de l’archéologie tartessienne. Ce grand édifice en terre crue du Ve siècle avant notre ère, enseveli sous un tumulus après un rituel de condamnation, conserve un étage, un escalier monumental et même une baignoire maçonnée. Il a livré le plus grand sacrifice d’animaux connu en Méditerranée occidentale, dominé par les chevaux, les premières représentations humaines de l’art tartessien, un autel de marbre grec et un char de bronze unique, sans doute étrusque.

La nécropole de Medellín (Badajoz)
Sur la rive du Guadiana, cette vaste nécropole à incinération, utilisée du VIIe au Ve siècle avant notre ère, documente la société tartessienne de l’intérieur des terres : urnes, bijoux, ivoires, céramiques importées et stèles gravées y dessinent une communauté prospère, connectée aux réseaux méditerranéens.
Dernières découvertes : Tartessos fait l’actualité
Peu de civilisations antiques livrent autant de nouveautés en si peu de temps. En 2023, les visages sculptés du Turuñuelo, premières représentations humaines tartessiennes, ont fait le tour du monde et ont été exposés au Musée archéologique national de Madrid.
En 2024, sur le même site, une plaque d’ardoise gravée de scènes de guerriers et d’un abécédaire paléohispanique a offert un document rarissime sur l’écriture et sur le travail des artisans. Nous lui avons consacré un article : Plaque de guerriers de la civilisation ibérique de Tartessos trouvée à Guareña.
En 2025, les fouilleurs annonçaient le plus ancien autel de marbre grec de Méditerranée occidentale. Et en juin 2026, la huitième campagne a révélé un char de bronze miniature, sans doute importé d’Étrurie, orné du dieu-fleuve Achéloos et de griffons. Une pièce sans équivalent dans la péninsule Ibérique, qui confirme l’insertion de Tartessos dans les grands circuits du luxe méditerranéen, jusqu’aux ateliers de la civilisation étrusque.
La suite ? Les campagnes du projet « Construyendo Tarteso » se poursuivent, et la vallée du Guadiana compte d’autres tumulus encore inexplorés. Tartessos n’a probablement pas fini de nous surprendre.
FAQ : vos questions sur la civilisation de Tartessos
Où se situait Tartessos ?
Dans le sud-ouest de la péninsule Ibérique : basse vallée du Guadalquivir, région de Huelva et golfe de Cadix, avec des prolongements vers l’Estrémadure et le sud du Portugal. La « ville » de Tartessos évoquée par les Grecs n’a jamais été localisée avec certitude.
Quand la civilisation de Tartessos a-t-elle existé ?
Pour l’essentiel entre le IXe et le VIe siècle avant notre ère. Après la crise du VIe siècle, la culture tartessienne survit dans la vallée du Guadiana jusque vers 400 avant notre ère, date de l’abandon de sites comme Cancho Roano et Casas del Turuñuelo.
Pourquoi Tartessos a-t-elle disparu ?
On l’ignore avec certitude. Les hypothèses combinent l’effondrement du commerce de l’argent lié à la crise du monde phénicien, la montée en puissance de Carthage, des tensions internes et de possibles catastrophes naturelles. Aucune destruction généralisée n’a été prouvée.
Tartessos est-elle l’Atlantide ?
Non. Le rapprochement, popularisé au XXe siècle notamment par Adolf Schulten, séduit toujours les amateurs de mystères, mais rien ne l’étaye. Tartessos est une culture archéologique bien réelle, documentée par des dizaines de sites, pas un continent englouti.
Sait-on lire l’écriture tartessienne ?
Partiellement. Les signes de l’écriture du Sud-Ouest, dérivée de l’alphabet phénicien, se déchiffrent à peu près phonétiquement. Mais la langue qu’ils notent reste incomprise, faute de texte bilingue.
Peut-on visiter des sites tartessiens ?
Oui. Cancho Roano (Zalamea de la Serena) est aménagé pour la visite avec un centre d’interprétation. Le trésor d’El Carambolo est exposé au Musée archéologique de Séville, et les musées de Huelva, Badajoz et Madrid (Musée archéologique national) présentent d’importantes collections tartessiennes. Le Turuñuelo, en cours de fouille, s’ouvre ponctuellement au public.
Sources
- Hérodote, Histoires, I, 163 (Argantonios et les Phocéens) et IV, 152 (le voyage de Colaios de Samos).
- Justin, Abrégé des Histoires philippiques de Trogue Pompée, XLIV (Gargoris et Habis).
- CSIC, Instituto de Arqueología de Mérida : communiqués du projet « Construyendo Tarteso » (2023-2026), construyendotarteso.com.
- Celestino Pérez, S. et López-Ruiz, C., Tartessos and the Phoenicians in Iberia, Oxford University Press, 2016.
- Musée archéologique de Séville : dossier du trésor d’El Carambolo.
- Adolf Schulten, Tartessos, 1922 (historiographie de la redécouverte).
- Étude du sacrifice animal du Turuñuelo : PLOS ONE, 2023.
- Euronews, « Archaeologists uncover 2,500-year-old bronze chariot », 30 juin 2026.
Crédits photographiques de l’image de couverture: © José Luiz Bernardes Ribeiro / CC BY-SA 3.0
